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Une coccinelle dans les bandes herbeuses

30% de prédateurs des pucerons en plus grâce aux bandes herbeuses !

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30% d’auxiliaires prédateurs des pucerons en plus grâce aux bandes herbeuses !

C’est ce qu’il ressort des relevés menés à la Ferme Bossut-Decuypere où des bandes herbeuses intra-parcelles ont été installées il y a 2 ans avec notre accompagnement, sur une terre d’un peu plus de 13 hectares. 

Si vous ne connaissez pas le principe, on vous conseille d’aller voir ou revoir notre vidéo explicative avant de lire la suite.

L’étude précitée a été menée par Séverin Hatt de Natagriwal et Antoine Colin, étudiant à l’UCLouvain où il est encadré par le professeur Yannick Agnan de l’Earth and Life Institute.

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La couverture de l'étude de Natagriwal sur les bandes herbeuses

Un mot tout d’abord à propos de la méthodologie mise en place pour cet échantillonnage réalisé durant les mois de mai et de juin derniers.

  1. Des pièges jaunes (bassines remplies d’eau positionnées en hauteur) ont été installés d’une part dans un des mélanges fleuris des bandes herbeuses et d’autre part dans la culture de froment, à 30 mètres du mélange fleuri. Ce dispositif était à chaque fois établi pour 7 jours et a été reproduit 4 fois à intervalles de 2 semaines. Les insectes capturés ont été ramenés au laboratoire et identifiés, en se concentrant principalement sur les prédateurs de pucerons.
  2. Un comptage des pucerons et de leurs prédateurs sur un certain nombre de plants de froment, répartis à différents endroits de la parcelle, à 15 et 30 mètres d’un des mélanges fleuris des bandes herbeuses. Ces comptages par observation directe ont été effectués toutes les semaines durant mai et juin, soit 8 fois.
  3. Cette méthodologie (pièges jaunes et comptage par observation directe) a aussi été appliquée dans une parcelle témoin sans bandes herbeuses mais où l’agriculteur cultivait du froment selon le même itinéraire technique et avec le même mélange de variétés.
  4. Une évaluation rapide de la floraison des mélanges fleuris des bandes herbeuses sur la période mai-juin (avec des données recueillies sur le recouvrement floral total et sur le recouvrement floral de chacune des variétés présentes).
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La méthodologie de l'étude de Natagriwal

Place maintenant aux résultats, qui sont donc extrêmement parlants et prouvent tout l’intérêt d’installer ce type de système.

Ce qui a sauté aux yeux des chercheurs directement, c’est qu’il y avait autant d’abondance en prédateurs des pucerons DANS la culture à 30 mètres des bandes herbeuses que directement dans le mélange fleuri de la bande ! Généralement, ce n’est pas le cas : les cultures sont toujours plus pauvres à ce niveau. Pour preuve, l’étude montre qu’il y avait 30% d’abondance en moins dans la culture témoin. La proportion des différents ennemis naturels des pucerons trouvés a été établie. Ce sont les coccinelles et les syrphes prédatrices qui arrivent en tête. Les syrphes, par exemple, sont très favorisés par les mélanges fleuris car, si les larves sont grandes consommatrices de pucerons, les adultes se nourrissent du pollen et du nectar des fleurs.

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Une figure de l'étude de Natagriwal sur les bandes herbeuses
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Une figure de l'étude de Natagriwal sur les bandes herbeuses
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Une figure de l'étude de Natagriwal sur les bandes herbeuses

En toute logique, cette forte présence d’ennemis a des répercussions sur l’abondance en pucerons. Par rapport à la parcelle témoin, sans bandes, il y a 4 fois moins de pucerons dans la culture à 30 mètres des mélanges fleuris, et 3 fois moins à 15 mètres. 

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Une figure de l'étude de Natagriwal sur les bandes herbeuses

Et surtout, les comptages ont permis de déterminer que le premier pic d’abondance des prédateurs arrive une semaine plus tôt dans le froment à 30 mètres entre mélanges fleuris, soit à la fin mai plutôt que début juin dans la culture témoin. Et ça a toute son importance, car au printemps, ce qui pourrait être problématique, c’est que les pucerons restent trop longtemps sur les plants en suçant leur sève. Grâce aux bandes, les populations sont directement et massivement contrôlées par les prédateurs. Les coccinelles et les syrphes font en plus preuve d’une belle complémentarité en se relayant dans la prédation.

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Une figure de l'étude de Natagriwal sur les bandes herbeuses

 

Cette étude importante vient compléter d’autres relevés effectués dans le passé par d'autres chercheurs sur les carabes et leur effet sur les limaces. 

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Une figure de l'efficacité des carabes sur les limaces dans les bandes herbeuses

Cela démontre toute l’importance de conserver les auxiliaires au plus près des ravageurs dont ils se nourrissent, c’est à dire au plus près des cultures. Et c’est précisément le but des bandes herbeuses, qui préserve aussi une biodiversité bien plus large.

Installer un tel système dans ses cultures, c’est bénéficier des services rendus par la nature. Des auxiliaires en plus, ce sont des pucerons en moins, et ce sont aussi des pesticides en moins !

Vous voulez vous lancer ? Contactez-nous et faites-le avec notre accompagnement.