Moins de chimie et plus de résilience grâce aux mélanges de cultivars
Comment sécuriser ses rendements de céréales à venir sans exploser ses charges, dans un contexte de plus en plus instable, notamment au niveau climatique ? Voilà une question à se poser à l’approche des semis d’automne !
De notre côté, nous préconisons auprès de nos membres de se lancer dans des mélanges de variétés en blé tendre. En appuyant ce conseil de trois arguments de poids :
- Moins de chimie, plus d’économies ! En choisissant bien ses variétés, on peut bénéficier de profils de résistances différents et casser la progression des champignons (septoriose, rouilles). Avec pour résultat qu’on gagne en résilience et qu’on économise sur le premier fongicide.
- Rendement sécurisé : si l’année est sèche, si l’hiver est rude ou si une maladie frappe fort, il est peu probable que toutes les variétés utilisées dans le mélange soient impactées. C'est votre meilleure assurance récolte !
- Zéro contrainte à la récolte : pas d’inquiétude, mélanger les variétés ne complique pas les choses, si vous restez dans la même classe technologique. Tout se sème et se moissonne ensemble. Et les mélanges sont aussi bien gérés à la collecte.
Si vous voulez vous lancer, gardez bien en mémoire que le choix des cultivars est important. Sélectionnez-en trois ou quatre qui soient complémentaires, avec des hauteurs et des précocités proches ou similaires.
Par exemple, en demi-précoce, vous pouvez mélanger KWS Extase/KWS Dag/Intensity ou KWS Extase/Chevignon/Complice ou RGT Sacramento/Prévert/Every. Pour du demi-tardif, privilégiez Allsome/Kingkong/SY Révolution ou Geopolis/Bergamo/Johnson.
Plusieurs de nos membres pratiquent déjà les mélanges depuis de nombreuses années, en faisant évoluer leur mix régulièrement. C’est votre cas aussi ? Partagez-nous vos expériences sur nos réseaux sociaux !